Les tests psychotechniques

Témoignage d’un jeune pilote qui vient de passer les tests avec ses propres commentaires . Merci pour son concours!!! 

L E S   T E S T S   A L A T   A   V I N C E N N E S 

  

On peut diviser les tests ALAT en trois parties. 

Ces tests durent un jour et demi.

 

   1.      Les test psychotechniques. 2.      Les tests psychomoteurs. 

3.      Les entretiens.

4.      Conclusion 

  

1 . Les tests psychotechniques

   a / Test d’anglais : Attention : ce test est éliminatoire. Il se compose de 150 questions portant sur le vocabulaire et la grammaire. Il faut pour le réussir avoir au moins 60 réponses justes sur les 150. (C’est tout à fait faisable même pour quelqu’un dont le niveau est moyen). Encore une fois, ce test n’est pas du tout à négliger car éliminatoire

   b / Tests de personnalité : 414 questions sur le candidat. Attention car les questions se recoupent à plusieurs endroits. Il ne faut donc pas mentir et être franc d’autant plus que ces tests sont complétés par un entretien avec un psychologue.

   c / Test Médico-Anomnésiques : Ce test comporte des séries de questions portant sur l’ALCOOL, la DROGUE et les ANTECEDENTS FAMILIAUX.

   d / Test de frustration de Rosenzweig : Ce test consiste en une série de petites situations ou l’on nous demande quelle serait notre réaction. Il faut choisir entre plusieurs réponses

   e / Test de positionnement dans l’espace : A l’aide d’indications données par différents cadrans d’un cockpit, il faut choisir parmi quatre figures d’hélico dans l’espace laquelle convient à ces indications.

   f / Test des différences : Ce test est un test de rapidité il faut donc travailler vite pour aligner le maximum de séries. On nous présente à gauche de l’écran cinq hélicoptères de taille et de forme différentes. Le test consiste à retrouver ces même hélicos dans les dessins à droite de l’écran. Il faut faire attention car il y a des petites différences pas toujours visibles du premier coup entre les dessins de gauche et ceux de droite.

   g / Test de mémoire : Ce test comporte trois séries. La première est constituée de quinze formes de lacs différentes. En dessous de chacune, il est écrit un nom : le lac du chien ou le lac de la souris par exemple. On nous donne quatre minutes pour mémoriser ces quinze lacs ainsi que leur nom. A l’issue des quatre minutes, l’ordinateur sélectionne douze lacs parmi les quinze et la liste des quinze noms apparaît sur le côté droit de l’écran. L’exercice consiste à attribuer à chacun des douze lacs leur nom respectif parmi la liste dans le temps imparti qui est je crois de deux minutes. La deuxième série est basée sur la même principe avec cette fois-ci des rivières. C’est un peu plus compliqué car les différences entre les rivières sont moins visibles. Quant à la troisième série, toujours basée sur le même principe, il s’agit là de baies. Les différences entre les baies deviennent carrément balèze à distinguer.

   h / Test de connaissance sur l’hélicoptère : Il s’agit d’un Q.C.M sur les principes généraux de vol de l’hélico tels que la force de sustentation, l’effet de cône, les effets d’inclinaisons de pales ou encore des questions d’ordre plus pratique telles que « Est ce que l’hélico vole mieux en air chaud ou en air froid ? » ou encore « Doit-on décoller vent de travers, vent de face ou vent de dos ? ». En se documentant sur les livres de mécanique de vol hélico, on y arrive très bien.

   i / Test de rapidité et de réflexion : Ce Q.C.M. où il faut aligner le maximum de séries consiste à de petits calculs servant à déterminer le cap ou la durée de vol d’un hélico représenté sur un grille. C’est en fait assez facile mais comme toujours il faut travailler rapidement.

  

2 . Les tests psychomoteurs.

    Il s’agit d’un test en « simulateur » basé sur la coordination, la rapidité et la dissociation de l’attention. Il se présente sous la forme de deux séquences de douze minutes chacune. Par ailleurs, il faut réussir la première pour accéder à la seconde.

   La première séquence se déroule l’après-midi. Elle comporte trois séries de quatre minutes chacune. Le but est de stabiliser l’appareil en corrigeant les différentes positions des curseurs à l’aide des palonniers, de la commande de pas cyclique et de la commande de pas général (ou collectif). A cela s’associe une tâche de dissociation : l’ordinateur présente une forme bien spécifique ayant une couleur. Tout au long de la série, des figures géométriques de forme et de couleur différentes s’allument dans le cockpit (qui est celui d’une alouette II) : à droite, à gauche, en haut, en bas et au centre. Il faut retenir le nombre de fois où la figure géométrique présentée au début de la série apparaît (il faut faire cette tache tout en ne négligeant pas les autres paramètres).

   Une deuxième partie est basée sur le même principe : trois série de quatre minutes chacune. La seule différence réside dans le fait qu’il n’y a plus une tâche de dissociation mais trois. En plus des figures lumineuses, on porte un casque dans lequel on distingue un bruit de fond. Lorsqu’un bruit aigu se fait entendre, il faut le plus rapidement appuyer sur un bouton situé sur la manche de pas cyclique. Lorsqu’un bruit grave se fait entendre, il faut de même appuyer le plus rapidement sur un bouton situé sur le levier de pas général. L’ordinateur calcule la rapidité avec laquelle le candidat réagit au son et si bien sûr s’il ne s’est pas trompé de bouton. Enfin, tout au long de la série, le candidat verra apparaître à l’écran quatre nombre, les trois premiers constitués d’un chiffre chacun et le dernier composé de deux chiffres. A la fin de chaque série, il faut restituer dans le bon ordre ces quatre nombres. Cette deuxième séance de simulateur est donc très difficile puisqu’il faut tout en maintenant les trois paramètres de l’hélico (les palonniers, le cyclique et le collectif) retenir le nombre de fois où la figure lumineuse prédéfinie est apparue, réagir aux sons aigus et graves en actionnant le bon bouton correspondant et restituer les quatre nombre que l’on a pu voir à l’écran.

  

   Par ailleurs, le testeur recherche une progression sur les trois séries de la deuxième séance ainsi qu’une progression générale de cette deuxième séance par rapport à celle effectuée la veille. Inutile de préciser qu’il faut avoir les nerfs solides mais je pense que la clé de la réussite est dans la motivation du candidat.

3 . Les entretiens.

   Les entretiens sont en général de deux types : le premier se déroule avec un psychologue et a pour but de définir et déterminer la personnalité du candidat. Par ailleurs, le psychologue s’appuie sur les tests de personnalité effectués précédemment, d’où la nécessité encore une fois de ne pas mentir et de répondre en tout franchise à ces tests. Le psy nous demande de faire un bref portrait de nous, de lui exposer notre cursus, notre environnement familial etc.

  

   Le deuxième entretien se déroule avec un officier pilote de l’ALAT, généralement le colonel commandant le centre de sélection ou son adjoint. L’objectif de cet entretien est de s’assurer de la motivation du candidat au métier de pilote d’hélicoptère. De même que pour l’entretien avec le psy, l’officier cherche d’abord à nous connaître puis, souhaite vérifier notre motivation aéronautique et militaire.

  

  

 L E S   T E S T S   G E N D A R M E R I E   A   MALAKOFF

   Ils faut avoir réussi les tests ALAT à Vincennes pour pouvoir se présenter à Malakoff. 

Les tests à Malakoff suivent le même schéma que ceux à Vincennes.    

1.      Les test psychotechniques.  2.      Les tests psychomoteurs. 3.      Les entretiens. 

4.      Conclusion.

1 . Les tests psychotechniques

   a / Tests de rapidité : La plupart des tests de rapidité à Malakoff sont très simple. Il s’agit par exemple de recopier une suite de trois ou quatre mots le plus rapidement et sans erreur. Le but consiste bien évidemment à aligner le maximum de séries.

   b / Tests de connaissance de la langue française : Je m’interroge toujours quant à l’intérêt de ces tests mais bon puisqu’ils sont là parlons-en. Le premier consiste, à l’aide de deux mots, à trouver un troisième, synonyme des deux premiers. Ce n’est pas toujours évident. Le second test consiste à faire une phrase avec une suite de mots dans le désordre.

   c / Test de personnalité : A l’image de Vincennes, notre personnalité est encore une fois mise à l’épreuve. Il s’agit ici pour chaque question ( il y en a plusieurs dizaines ), de choisir entre trois ou quatre affirmations, celle qui nous ressemble le plus et celle qui nous ressemble le moins. Encore une fois, ces tests serviront de support pour les entretiens.

   d / Test de série des dominos : Un grand classique des tests psychotechniques. Il s’agit de trouver le domino suivant consécutif à une série respectant une logique. Ce test n’est pas évident.

2 . Les tests psychomoteurs

   a / Test de vision brève : Ce test consiste à annoncer le nombre de cinq ou six chiffres qui nous est projeté sous forme de flash très court d’une durée d’un ou deux dixième de seconde.

   b / Tests des réflexes : Avec se test on pourrait se croire à la fête foraine : il s’agit à l’aide de deux manettes dans le premier test ou d’une manette et d’une manivelle dans le second de suivre une ligne sinueuse sans s’en écarter. Si cela arrive, un buzzer retentit et chronomètre se déclenche pour mesurer le temps passé hors de la ligne. A la fin du test, le correcteur note le nombre de fois et la durée pendant laquelle on s’est écarté de la ligne.

   c / Test lumineux et sonore : On est assis avec un joystick dans chaque main sur lequel il y a un bouton poussoir et une pédale à chaque pied face à une boite rectangulaire noire sur laquelle il y a huit ampoules de couleurs différentes disposées en forme de cercle. Il faut réagir aux sons que l’on entend et aux lumières qui s’allument en actionnant le ou les joysticks et/ou les pédaliers. Par exemple, si une lumière rouge apparaît avec un son grave, il faudra appuyer sur la pédale droite ; si c’est une verte avec un son aigu ce sera le joystick gauche. Pas très compliqué, ce test demande néanmoins une certaine concentration.

3 . Les entretiens

   Tout comme Vincennes, il y a ici deux entretiens, le premier avec un psychologue civil et un psychologue de la gendarmerie. Il s’agit ici de regarder la motivation aéronautique et militaire du candidat. Avant de débuter cet entretien, un des deux psy nous présente un puzzle en trois dimensions qu’il défait devant nous et qu’il faut reconstituer le plus rapidement possible. Cependant, je ne sais pas l’importance qu’ils accordent à cet exercice puisque je l’ai remonté mais en plus de vingt minutes c’est à dire hors du temps imparti, j’avais donc raté cet exercice. Je pense qu’ils souhaitent plus que la réussite du puzzle, voir si le candidat s’énerve, reste calme, est logique, etc.

  

   Le deuxième entretien se passe avec un psychologue civil et a plus pour objet comme à Vincennes de définir la personnalité du candidat. Dans les deux entretiens, les psy s’appuient sur les tests effectués le matin.

  

  

4 . Conclusion

  

  

   Voici donc pour la deuxième partie de ces nombreux tests. Je pense que Malakoff est ici pour compléter les test ALAT à Vincennes. Cependant, à l’inverse de Vincennes où l’avis émis est définitif, Malakoff ne représente qu’un conseil donné au Groupement Central des Formations Aériennes de la Gendarmerie( GCFAG ) qui n’est pas du tout obligé de s’y tenir même s’ils le font toutefois à 90 %. Il reste une troisième et dernière étape qui est l’entretien avec un officier du GCFAG toujours afin de regarder la motivation du candidat puis si tout est ok, la visite médicale du Personnel Navigant ( PN ).

 

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